21 janvier à 19h30
22 janvier à 20h30
23 janvier à 20h30

Etty Hillesum, portrait en duo

création théâtre - Adynn Compagnie

Etty Hillesum

Ce dessin de Chaja Polak, dans les tons violet et gris est chargé de lassitude. Au premier plan des mains verticales, dressée en signe de prière. Au fond du tableau un visage de femme sans expression, seuls les yeux boursouflés presque fermés disent encore un peu de vie. Au premier  plan, au dessus des mains,  un visage lisse regarde à travers le spectateur de la toile, comme une interrogation...
« Quand je trouve belle une fleur, je veux la presser sur mon coeur ou la manger. J’ai une nature trop sensuelle, trop possessive. »
Etty Hillesum
texte
Etty Hillesum
traduction
Philippe Noble
adaptation du texte et scénographie
Cornélie Statius Muller
direction de chant
Isabelle Bonnardier
lumières
Marc Chikitou
avec
Claudio Colangelo
Cornélie Statius Muller
Anny Vogel
peintures
Chaja Polak

avec le soutien de l'Atrium de Tassin la Demi Lune

13€, 10€, 7€, 5€
Billetterie en ligne

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Le spectacle donne la parole à Etty Hillesum par l’adaptation de son journal pour la scène.
 
Née en 1914, elle écrit, durant la seconde guerre mondiale à Amsterdam, les carnets retrouvés en 1981, soit 40 ans plus tard, et réédité huit fois cette même année. Bien plus qu’un document historique d’une très grande qualité de détails concernant la vie au quotidien, ses écrits voyagent dans les méandres de l’âme humaine, superbement mis en mots sous une plume ambitieuse. Elle se rêvait écrivain et le serait probablement devenue si sa vie ne s’était pas arrêtée à l’âge de 29 ans à Auschwitz en novembre 1943.
 
Ce portrait nous ouvre sur l’étonnante énergie de vie de cette jeune femme érudite et sensuelle en faisant part de ses rencontres, de ses réflexions sur la politique, sur le mystique, sur l’art ; elle nous parle également de la vie de tous les jours et de ses moments partagés avec Julius Spier, personnage surprenant qui, suite à une analyse de formation chez Carl-Gustav Jung, ouvrit un cabinet de psychochirologie, alliant la psychothérapie et l’analyse des lignes de la main…
Différents thèmes sont révélés en confessions avec une modernité surprenante.
Une « philosophie de vie » altruiste ressort de ses écrits intimes et ouvre sur des questions toujours éminemment  actuelles : comment ne pas céder aux sentiments de haine dans des circonstances d’oppression, comment trouver sa place les uns à côté des autres en respectant les différences…
Au fur et à mesure, les événements de sa vie se confondent avec ceux de tous à cette époque si particulière. Elle trouve le chemin pour ne pas se laisser atteindre sans jamais fuir ou fermer les yeux sur la réalité du monde de 1943.

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