le dernier album de Patricia Barber rend hommage au grand Cole Porter (« The Cole Porter mix » - Blue Note). Mêlés à ce répertoire insubmersible, la native d’Illinois, excellente pianiste, attrape sur scène un thème de Lennie Tristano ou explore les possibilités laissées après Bill Evans sur « Someday my prince will come ». Avec sa voix d’aube, une voix troublante, sombre et relâchée, comme une longue caresse, Barber susurre depuis 20 ans un jazz empreint de pop (« The beat goes on », « She’s a lady »…), de bossa et de blues. Elle musarde en apesanteur entre ses références intuitives et de riches compositions personnelles.
Il coule dans le discours étonnamment synthétique de Baevsky les apports successifs du volubile Sonny Stitt, de Sonny Rollins, alliés au granit de ténors tels que Ben Webster ou Johnny Hodges… Dmitri du delta de la Neva attaque ses chorus avec une invention déconcertante et assène des tournures impressionnantes de brio. L’alto venu du froid, jeune tsar du hard bop contemporain, donne en quartet quelques concerts en France. A Vaulx Jazz 2010 ne pouvait rater l’occasion de vous présenter le prodige.
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